vendredi 15 août 2008

Un weekend dans le Peloponnèse

En fin de semaine, Sarah-Catherine, Nancy, Mike et moi avons été invités par Tito (un gars que mes trois Canadiens préférés ont connu à Athènes au cours du dernier mois) pour aller visiter son coin de pays. C'est donc le jeudi soir, tout de suite après la job, que nous sommes partis dans le Péloponnèse, à 5 heures de route d'Athènes pour aller rejoindre Tito et Janice. Nous allions d'abord les rejoindre à l'intérieur du château-village de Monemvasia, que nous avons vu à la lueur de la lune. Ce château est situé dans un rocher, sur une presqu'île reliée à la ville. À l'intérieur du château, de charmantes ruelles étroites en pierre nous amène à de petits commerces, boutiques et bar ouverts très tard ainsi qu'à quelques maisons. Nous avons pris un verre dans la vieille ville puis sommes ensuite allés manger à Monemvasia.

En passant, même si j'ai seulement dégusté un Gyros à Monemvasia par manque de faim, je dois vous parler du menu normal grec. Nourriture que je mange quasiment tous les jours quand je vais au restaurant. Alors il se compose de :
- Pain
- Tzatziki (sauce faite de yogourt, concombre et ail)
- Fromage frit
- Salade grecque (concombres, tomates, olives Kalamata, oignons rouges et féta)
À cela, on ajoute bien souvent des Kalamaris (calmars frits), Moussakas (plat typique style pâté de légumes), Spanakopitas (feuilleté d'épinards) ou encore des souvlakis (vous connaissez!).

Miummy!

Il nous restait un peu de route à faire par la suite, jusqu'à Neapoli où se trouvait notre hôtel-condo. Dodo bien mérité.

Un weekend dans le Peloponnèse - JOUR 1

Vendredi AM. Neapoli.

Après de bonnes heures de sommeil, nous nous sommes levés, joyeux d'être ailleurs. Poussés par le vent soufflant à des kilomètres-heures incroyables, nous nous sommes rendus sur la terrasse d'un café bordant la mer. Bancs confos, service zéro! En fait, c'est service zéro partout en Grèce... On s'habitue! Alors bref, après au moins 45 minutes (c'est pas des farces) à attendre avant qu'on prenne notre commande, Tito, Janice et leurs deux amis grecs sont venus nous rejoindre. Le plan de match du jour: Aller à la plage! Journée typique grecque... On s'habitue!
On devait trouver un coin à l'abri du vent, car il était beaucoup trop intense pour une plage de sable. Tito nous a donc conduit quelque part, je ne sais pas trop où, mais pas trop loin: un village, un mini-port, une crique déserte. Des rochers et une eau bleue salée.

Vendredi PM. Endroit inconnu & Neapoli.

Nous avons pris du soleil, nagé et mangé. Bu aussi. De l'eau. Νερό (nèro). Pour l'hydratation, c'est important.

Ensuite, nous étions invités chez les parents de Tito, Canadiens, tout comme lui, dans une maison au sommet de Neapoli. Quand je dis sommet, c'est vraiment sommet. Avec une route complètement folle et quelque peu épeurante pour se rendre. Style: si tu manques un virage, tu tombes dans le vide. Bref, au sommet! La vue était débile! Et sa mère nous a préparé un vrai festin grec! Avec ça, on a eu droit à de l'Ouzo (boisson nationale que j'aime pas - c'est comme du Pastis.. du Ricard), du vin blanc maison (fait par les voisins), et de l'incroyable Moonshine (fait par je ne sais pas quel autre voisin).

Le vent s'est calmé, nous étions heureux (parce qu'un peu saouls, enfin pour ma part). Tito (sobre, parce que sinon ça aurait été un peu dangereux), nous a reconduis tout en bas, à notre hôtel. Mike, Nancy et moi sommes ensuite sortis dans un bar dans la ville. Un peu beaucoup poche en fait... Des têtes de gel masculines, portant des pantalons blancs pour que l'on puisse percevoir leur string noir. Chic! J'ai pris plusieurs verres de Νερό! Et ensuite, direction l'hôtel-villa, pour faire une bonne nuit.

Un brin de poésie sur une plage de roc

Je rêve de poisson sur une plage qui n'est pas plage. Qui est de roc, mais d'eau claire. Un port perdu, une crique déserte. Je rêve de poisson tendre, de fruits de mer aux saveurs nouvelles et peut-être bien d'un petit oursin, tiens, cueilli à mes pieds.
Je suis au niveau de la mer. Au niveau primaire. Celui qui relie tous les continents. Dans ces conditions, normalement, on se contente d'être là, attentif à la brise qui se prend dans le goulot d'une bouteille d'eau, qui nous siffle doucement de le suivre.